Posté parDr Omar Tachfine9/22/2026
Le PRP Casablanca suscite un intérêt croissant en andrologie, proposé aussi bien dans la dysfonction érectile que dans la maladie de Lapeyronie. Votre urologue-andrologue à Casablanca, le Dr Omar Tachfine, fait le point sur ce que cette technique peut réellement apporter, et sur ce que la science en dit aujourd'hui.
Le plasma riche en plaquettes est préparé à partir du propre sang du patient : un prélèvement sanguin classique est centrifugé pour concentrer les plaquettes, riches en facteurs de croissance impliqués dans la réparation tissulaire. Ce plasma concentré est ensuite réinjecté localement, au niveau du pénis.
Chez les patients présentant une dysfonction érectile d'origine vasculaire, des études pilotes françaises ont montré une amélioration significative du score IIEF-EF, avec un gain moyen de 5 points après une série de trois injections intracaverneuses espacées de deux semaines. Ces résultats restent issus de petites cohortes, sans groupe témoin recevant un placebo.
La maladie de Lapeyronie touche entre 4 et 9 % des hommes. Depuis l'arrêt de commercialisation du Xiapex®, plusieurs équipes ont exploré les injections intra-plaques de PRP comme alternative. Une étude pilote a rapporté une diminution moyenne de l'angle de courbure de 39,4° à 29,4° après traitement — un résultat encourageant, bien que le score évaluant la gêne psychologique liée à la maladie n'ait pas montré d'amélioration significative dans cette même étude.
C'est le point le plus important à connaître : les recommandations actuelles de l'Association Européenne d'Urologie classent toujours le PRP comme une technique expérimentale, dont l'utilisation est officiellement recommandée dans le cadre d'essais cliniques. Une revue systématique récente n'a identifié qu'un nombre limité d'études, avec des protocoles hétérogènes et un suivi court. Les auteurs des principales études pilotes françaises concluent eux-mêmes qu'un essai contrôlé versus placebo reste nécessaire.
La séance débute par un prélèvement sanguin classique. Le sang est ensuite centrifugé au cabinet pour isoler le plasma riche en plaquettes, injecté dans la foulée directement dans les corps caverneux ou dans la plaque fibreuse selon l'indication.
Le PRP peut être discuté chez des patients bien informés du caractère encore expérimental de la technique, en complément d'une prise en charge classique. Un bilan préalable complet reste indispensable, notamment un bilan hormonal et vasculaire selon l'indication concernée.
Les études disponibles rapportent une bonne tolérance globale. Des hématomes superficiels au point d'injection ont été observés chez une minorité de patients, généralement sans conséquence durable.
Les études pilotes disposent d'un protocole assez homogène : trois injections de PRP espacées de deux semaines, qu'il s'agisse d'injections intracaverneuses pour la dysfonction érectile ou d'injections intra-plaques pour la maladie de Lapeyronie. L'évaluation des résultats se fait généralement à un mois, puis parfois à trois et six mois pour apprécier l'évolution dans la durée. Le PRP peut être associé, selon les cas, aux traitements médicamenteux habituels plutôt que de s'y substituer d'emblée, une approche combinée étant parfois envisagée pour optimiser les résultats.
Le caractère encore expérimental du PRP implique qu'il ne doit jamais faire perdre de vue les options thérapeutiques dont l'efficacité est solidement établie. En cas de dysfonction érectile persistante, les traitements médicamenteux de première intention ou les injections intracaverneuses classiques restent la référence, avec, en dernier recours, la pose d'un implant pénien pour les formes résistantes. Pour une maladie de Lapeyronie avec une courbure importante persistant malgré le traitement, une correction chirurgicale reste l'option de référence lorsque la déformation gêne significativement les rapports. Votre urologue-andrologue situe à chaque étape le PRP dans cette stratégie globale, sans jamais le présenter comme une solution de dernier recours retardant une prise en charge plus efficace.
Un urologue-andrologue expérimenté pose l'indication après un diagnostic précis, écarte les contre-indications, garantit une préparation du plasma dans des conditions d'hygiène rigoureuses, et situe honnêtement le PRP parmi l'ensemble des options disponibles, y compris celles dont l'efficacité est mieux établie.
Non, il s'agit d'une option complémentaire et encore expérimentale, non d'un substitut aux traitements de première intention.
Généralement trois injections espacées de deux semaines, selon l'indication.
Une gêne locale transitoire est possible, comparable à d'autres injections intracaverneuses.
Le recul disponible reste limité, la plupart des études n'évaluant les résultats que sur quelques mois.
Le Dr Omar Tachfine reçoit au 285 Boulevard Abou Chouaib Doukkali à Casablanca pour toute consultation urologique à Casablanca. Pour toute question sur le PRP, contactez le Dr Omar Tachfine, urologue-andrologue à Casablanca, au 0522287497.